Hormis les athées dont le problème est d’un registre particulier (affectif ou carrément psychotique, mais ce n’est que notre avis), la plupart des gens sur cette planète qui ont la faculté de raisonner imaginent, croient, sont convaincus plus ou moins fortement qu’un ou plusieurs êtres les ont créés, ont bâti l’Univers, régentent leur destinée. Ces êtres sont affublés du nom de dieux ou de Dieu. Comme dans les sociétés humaines, des dieux, il y en a de bons et de mauvais, encore que la notion de bien et de mal soit fluctuante et relative au fil du temps.

La question est alors de savoir quelle est la nature de ces êtres supérieurs. Physique ? Spirituelle, pour ne pas dire immatérielle ? Une combinaison des deux ? Leur origine est-elle terrestre ou extraterrestre ?

A.   La nature non terrestre des dieux

Depuis son apparition sur Gaia, l’homme a toujours constaté des phénomènes qui dépassent son entendement. Des phénomènes qui résistent à toute tentative d’explication logique de son cerveau d’homo sapiens, quelles que soient les époques. Comme, selon toute vraisemblance, il n’est pas à l’origine de ces phénomènes, mais plutôt les subit, et comme apparemment lesdits phénomènes précédent son existence, l’homme conclut que des forces, voire des êtres superieurs à lui, en sont à la base. Ces êtres sont souvent appelés dieux (quand ce n’est pas Dieu en personne), anges, démons et autres fées.

Nier l’existence des manifestations « non conventionnelles » voire irrationnelles serait faire montre de la plus grande mauvaise foi. Certes, des erreurs d’interprétation dues à l’ignorance ou à la méprise du ou des témoins sont très courantes. Certes, des charlatans plus ou moins affabulateurs inventent fort souvent des récits dans la vue de se remplir les poches ou d’arracher quelque notoriété. Cependant, il est un noyau dur, toujours le même, qui ne se prête à rien de commun ni de normal. Ce noyau dur, par son modus operandi, défie les lois tridimensionnelles de notre planète ou, du moins, les lois que notre raison s’accorde à considérer comme établies, à tort ou à raison. Parfois, des entités se présentent, prétendent être venues des étoiles, d’astres autres que la Terre, voire d’autres plans, quand ce ne n’est pas l’association de tout cela. Hier des dieux, aujourd’hui des « Frères de l’Espace »…

L’ensemble de ces phénomènes, non contents de duper l’entendement, semble, comme l’ont noté moult auteurs, s’adapter à la culture ambiante. N’en déplaise aux ufologues un peu trop scientifiques, la corrélation entre phénomènes réputés paranormaux et phénomènes réputés « soucoupiques » est parfois si bouleversante que grande s’avère la tentation d’affirmer que l’auteur ou les auteurs de tout cela sont les mêmes.

Pourquoi déclarons-nous que la nature des entités à l’origine de tous ces phénomènes n’est pas terrestre ? Tout simplement parce que scientifiquement parlant et selon le sens commun, quand bien même lesdites entités résideraient sur notre planète (pour certaines d’entre elles du moins), elles paraissent demeurer dans un plan, un monde pourrions-nous dire, qui échappe à notre perception sensorielle. Un monde qui ne peut être désigné sous le nom de « Terre » tel qu’on le conçoit.

B.    Les dieux obéissent à une physique particulière

Les forces dont nous parlons dans ces lignes, que nous appelons faute de mieux « dieux », semblent trouver leur origine, nous l’avons dit plus haut, « ailleurs », c’est-à-dire dans un univers non tridimensionnel. Cependant, leur agir et/ou leur présence interfère avec le monde matériel et/ou tridimensionnel, soit de manière apparemment logique, soit le plus souvent (et c’est ce qui permet de détecter ces forces) au mépris des lois et des concepts solidement établis (fort arbitrairement au demeurant) par la science. Les exemples foisonnent, inutile d’en citer quelques-uns ici.

Mieux encore : les forces en question jonglent de toute évidence avec une autre composante dont nous percevons à peine les contours : le temps. Remonter des milliers d’années dans le passé, prédire l’avenir, voilà des facettes dont les êtres supérieurs sont dotés ; plusieurs ouvrages, expériences, témoignages en parlent de long en large ou le laissent indubitablement croire. Néanmoins, selon notre propre constat qui, nous l’admettons, peut être bien à côté de la réalité, les forces négatives ou destructrices, alors qu’elles connaissent parfaitement les événements écoulés, même fort reculés, peinent à décrire le futur, même proche : il n’est qu’à voir les contradictions parfois grossières entre les prédictions et les faits lorsqu’ils surviennent.

La question essentielle à se poser : comme les créatures (ou forces) dont nous parlons se rient de nos lois physiques ou matérielles, peut-on se permettre d’imaginer que leur nature soit spirituelle ? On est franchement tenté de le croire, compte tenu de leur caractère souvent invisible. Mais est-ce que la non-apparence implique la non-matérialité ? Pas si évident. En effet, « autre dimension » ne veut pas dire « autre densité ». Théoriquement (selon la physique quantique), il est parfaitement plausible qu’une ou plusieurs Terres « parallèles » à la nôtre coexistent dans un même lieu. Une fois ayant accès à ce plan parallèle, la physique et la matérialité 3D peuvent être plus ou moins fidèlement respectées selon nos critères humains actuels. Certains rares témoignages de disparus qui ont, selon toute vraisemblance, atteint et séjourné dans un autre monde et qui ont par après regagné le nôtre, semblent confirmer cette hypothèse. Avec quelques bugs temporels à la clé du style « le temps s’est écoulé plus lentement/plus rapidement dans le monde de séjour ».

Plusieurs forces paraissent toutefois être à cheval entre le spirituel et le matériel. Tel est, aux dires de pas mal de théologiens, le cas de Satan et de ses hordes de démons qui, certes, se jouent de nos principes physico-matériels, mais qui ont grandement besoin d’un support palpable pour garder leurs pouvoirs ou l’accroitre. Ne dit-on pas en effet que le Malin est le maitre de ce monde et qu’il adore les plaisirs « terrestres » ?

D’autres forces en revanche font fi ou presque fi du matériel pour exister ou se maintenir. Elles peuvent se matérialiser en prenant divers aspects, mais uniquement dans un but précis dont nous, pauvres humains, ne pouvons qu’à peine imaginer les facettes. Toujours selon nos doctes theologiens, plus la matière est négligée, plus l’on se rapproche de la Divinité avec grand D, que d’aucuns désignent sous le nom d’Absolu.

C.    Quid de Dieu avec D majuscule ?

L’Être suprême, le Créateur de toutes choses (lui-même inclus), est partout et nulle part à la fois, palpable et insaisissable, multidimensionnel et sans dimension, éternel… et pour longtemps. Il est en quelque sorte une réalité qu’aucun humain ne peut appréhender. Une réalité qu’aucun de nos sens ne peut percer, même à 10-100 %. Dieu est Maitre des Temps, fondateur autant du chaos le plus complet que de l’ordre le plus parfait.

En dépit de ses attributs illimités, l’Être suprême a coutume de déléguer sa puissance à d’autres entités qui sont, si on peut le dire, ses messagères ou ses représentantes. Très souvent, à notre sens (mais nous pouvons fort bien être dans l’erreur), c’est par abus de langage ou par métaphore que l’on affirme communément que telle chose, tel événement, c’est « la main de Dieu ». C’est plutôt un émissaire qui agit en son nom. Il est d’ailleurs nombre d’auteurs qui estiment que même à travers la Bible, le « Dieu » de l’Ancien Testament n’était pas l’Absolu, mais une entité ayant maitrisé un tel degré de technologie qu’elle parait (l’entité) divine. D’autres écrivains poussent même le bouchon un peu trop loin quand ils affirment qu’il y a de l’imposture dans l’air, Yahvé se faisant passer pour Dieu sans être le véritable Dieu avec grand D. d’autres encore croient que Jésus-Christ et certes Fils de Dieu, mais pas l’unique, d’autres Christs ayant parfaitement pu jouer leur rôle de médiateur ou de Messie un peu partout où il y a de la vie dans l’Univers à un niveau physico-mental similaire à celui de notre planète bleue. Personnellement, nous ne formulons guère d’objections majeures à ces conjectures. Nous sommes cependant convaincu que la réalité des choses en ce domaine est bien plus surprenante que nos étriquées cervelles de primate ne l’imaginent…

La nature totalement non appréhensible de la Divinité nous empêche honnêtement de savoir si Elle est extraterrestre ou pas. Les deux, peut-être. C’est que de par son origine d’auto-créée et de Créatrice de tout, Elle a existé avant Gaia. De ce simple fait, on peut dire qu’Elle est extraterrestre, car ayant existé hors de la Terre. Néanmoins, comme Elle est partout à la fois, c’est qu’Elle se retrouve parmi les humains, dans le visible comme dans l’invisible, à travers toutes les créatures qui peuplent notre biosphère. De ce fait, Elle est bel et bien Terrienne… !

KULE TUNDIRA.